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Le delta du Siné Saloum est un de ces lieux paradisiaques et préservés où la nature règne en maître. Entrelacs de canaux, bolongs et bras de rivières, semés de mangroves, d’îles et de forêt sèche, le delta porte merveilleusement bien son surnom « d’Amazonie du Sénégal » et des milliers d’espèces se déploient à l’abri des 500 000 hectares de réserve. Dans la forêt, on pourra observer phacochères et singes patas, céphalophes, antilopes zébrées, colobes rouges, sans parler de la faune aviaire qui pullule absolument partout.
Le delta est habité par les Sérères, les Mandingues et les Wolofs, qui perpétuent des savoir-faire anciens. Partout, on note nombre d’initiatives locales réussies pour préserver la beauté et la fragilité de cette zone incroyablement fertile.
Le delta du Siné-Saloum porte à juste titre le surnom « d’Amazonie du Sénégal ». Ce ne sont qu’îles fluctuantes, mangroves, forêts sèches appelées tannes et sanctuaires maritimes pour la faune sauvage au premier rang desquels figurent les oiseaux.
On circule en pirogue à travers les méandres des bolongs, canaux et bras de rivières. Dans cette mosaïque de paysages de 500 000 hectares, 76 000 sont devenus parc national en 1976, 73 000 ont été inscrits comme Réserve de la Biosphère en 1981 par l’Unesco et un deuxième parc national a depuis été créé.
Le delta est la terre des populations sérères, mandingues et wolofs, qui perpétuent des savoir-faire anciens comme la récolte des huîtres de mangrove, l’exploitation des palétuviers, les puits de sel. Mais la lenteur des fleuves Siné et Saloum, leur mauvaise gestion en amont accentuent la salinisation de l’eau, ce qui menace les écosystèmes et préoccupe les autorités.
En forêt de Fathala, on observe facilement phacochères et singes patas, céphalophes, antilopes zébrées, colobes rouges… Les bancs de sable et un chapelet d’îles qui séparent le delta de l’Atlantique abritent le 3e site ornithologique d’Afrique de l’Ouest (250 espèces dont de forts rares échassiers).

Enfin la péninsule de Palmarin, pourtant menacée d’engloutissement par les eaux de l’océan, est aujourd’hui une réserve communautaire. Partout, dans les villages ou dans la station balnéaire de N’dangane, des initiatives de tourisme durable se développent : écolodges, écocampements et randonnées accompagnées de guides locaux…
La plage d’Or
Au cœur de la lagune, la plage d’Or est une perle posée dans le delta, d’où l’on peut partir en pirogue explorer les méandres du delta. Là encore, l’utilisation des coquillages pour construire les remblais est aussi étonnante qu’ingénieuse et non loin, sur le site du Reposoir des milliers de martins-pêcheurs, pélicans et cormorans emplissent les aurores de leurs chants.
Cette oasis de sable fin miroitant au cœur de la verte lagune borde l’île aux Oiseaux dans le delta de Siné-Saloum. La « plage d’Or » située à 21 km de Toubacouta est un lieu idéal pour une baignade dans des eaux cristallines. Toubacouta au cœur du delta du Siné-Saloum est le point de départ privilégié des expéditions en pirogue dans la mangrove de l’embouchure du Saloum.

Dans le souci de préserver leurs terres arables et de libérer les bancs de sable, les populations protohistoriques ont ainsi créé de véritables décharges au milieu de la lagune. Le delta compte 218 îles artificielles édifiées entre le VIIIe s. et le XIIIe s. av. J.-C. Diorom Boumack et Diorom Boundaw, deux amas coquilliers imposants ont été transformés en nécropole et font l’objet de fouilles précises.
Non loin le Reposoir aux oiseaux accueille des milliers de représentants ailés venus chercher refuge pour la nuit. Les échanges criards ou harmonieux des martins-pêcheurs, pélicans et cormorans composent à la tombée de la nuit une musique étrange pour un spectacle somptueux.
Dans l’aire protégée de Bamboung, le village de Sipo cultive sa singularité. Comptant autant de représentants d’ethnies différentes que de cases, il est régi par l’une des rares chefs de village du Sénégal.