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On parle en général de Joal Fadiouth mais ce nom fait en fait référence à deux villages bien distincts, même s’ils appartiennent désormais à la même commune: Joal est celui situé sur la terre ferme tandis que Fadiouth est une île, reliée à Joal par un pont en bois.

Joal est un village très spécial car en plus d’être l’un des plus grands ports de pêche du pays, il est aussi le village natal de Léopold Sédar Senghor, le premier président sénégalais. Mais c’est souvent Fadiouth qui est le village le plus visité par les touristes, ce qui se comprend aisément car c’est un lieu original et pittoresque qui mérite vraiment de s’y arrêter.


Lorsque la marée remonte, certaines femmes continuent la recherche dans l’eau pour espérer récolter un kilo de plus. Puis c’est la cuisson et le séchage au soleil. Le kilo est revendu trois euros. « Cet argent nous permet de boucler les fins de mois. Ça compense les revenus de la famille et les dépenses du quotidien », explique une ramasseuse. Et c’est justement cette tradition qui a façonné l’île au fil des siècles. Après la cuisson, les coquillages sont éparpillés dans le village.
En plein expansion
Chaque jour, l’île s’agrandit, et gagne du terrain sur l’océan. Et même le cimetière, où se côtoient catholiques et musulmans, reposent sous des monticules de coquillages.
L’île aux coquillages
Fadiouth est une île étonnante à plusieurs titres quand on sait que son sol est composé de coquillages.
Ceci n’est pas le fruit du hasard ni de la nature mais le résultat de la présence humaine: ces amas de coquillages sont en fait les restes des mollusques consommés ici par les humains ayant colonisé cet endroit depuis l’Antiquité…. Incroyable, non?
Les coquillages ont ensuite également été utilisés dans les constructions comme dans les murs des maisons: il y en a vraiment partout!

Comme toujours dans le pays, les religions cohabitent toutefois en bonne entente.
Certaines familles comptent même des membres des deux religions et cela ne pose aucun problème. Un modèle à suivre…



